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mercredi 12 juillet 2017

Série addict : El Marginal

Ce début d'été est étonnamment riche en bonnes séries, avec la diffusion actuelle ou prochaine de nouvelles saisons de séries que j'adore : Le Bureau des Légendes, Peaky Blinders, Engrenages... Et comme toujours, de nouvelles séries apparaissent. Parmi les nouveautés à fort potentiel, je suis avec plaisir une série argentine : El Marginal, qui a obtenu le grand prix du festival Séries Mania l'année dernière, sans compter de nombreuses récompenses en Argentine. 

Premier bon point pour ce nouvel univers : la première saison est longue, avec 13 épisodes. Je déteste les séries "nouveau format" qui n'excèdent pas six épisodes. Tout l'intérêt d'une série, pour moi, est dans l'attente de la suite, le rendez-vous hebdomadaire avec un univers que l'on apprécie, le lent déroulé de l'intrigue : lorsque celle-ci est expédiée en quinze jours, je trouve ça ultra-frustrant, pas vous ?



Deuxième bon point : l'univers proposé est inhabituel, du moins pour moi qui n'ai pas suivi Orange is the new Black. L'intrigue d'El Marginal se déroule en effet dans la prison de San Onofre, à Buenos Aires, sorte d'immense favela grillagée dont les contrastes et la violence révèlent les tensions et la corruption de la société argentine. L'ambiance y est bien différente de celle des prisons américaines ultra-sécurisées. D'un côté, les confortables pavillons aménagés destinés aux caïds de la prison, au premier rang desquels on trouve les frères Borges, Mario et Dioscito. Décoration personnalisée, divertissements divers, suivi sur mesure, omniprésence des armes et de la drogue, le tout avec la complicité bienveillante de l'impayable Antin, le directeur de cette prison soit-disant "modèle". De l'autre côté, une immense cour aux allures de bidonville, la "Sub 21" où sont détenus les prisonniers ordinaires dans un climat permanent de violence, de bruit et de misère. Les Borges règnent en maîtres sur la prison, réglementant les trafics internes et lançant des opérations criminelles à l'extérieur sans même quitter leur cellule.

El Marginal, c'est Miguel, ce détenu à une longue peine dont on comprend qu'il a autrefois été policier avant de passer du côté obscur pour des raisons que l'on ne découvre qu'au cours de la série. Un beau jour, il est tiré de sa cellule par un magistrat véreux, le juge Lunati. Ce dernier lui propose un deal : sa liberté contre celle de Luna, la fille du juge que les Borges ont enlevée pour se venger de lui. Pour cela, Miguel devra infiltrer la prison de San Onofre comme détenu sous le nom de Pastor, gagner la confiance des deux frères et tout faire pour libérer Luna. Miguel accepte...


En commençant cette série, je craignais qu'il y ait trop d'épisodes violents durs à supporter, mais ce n'est pas le cas. Certes, l'atmosphère de la série est noire, le regard porté sur l'humanité sans concession, mais une tension permanente porte la série et l'on s'attache vite à cet univers hors norme et à ces hommes hauts en couleur qui y survivent, entre combines et rapports de force. Les acteurs sont excellents, y compris les non-professionnels comme Brian Buley qui incarne le petit Pedrito. le jeu de Juan Minujin, qui incarne Miguel, est impressionnant. Nombre de figurants sont d'anciens détenus. De belles figures dominent, celle de Miguel bien sûr, ainsi que celle d'Emma, l'assistante sociale de la prison, prête à tout pour aider les détenus sur le chemin de la réinsertion.

Bref, si vous ne connaissez pas cette série, je vous la conseille vivement !

Et vous, des découvertes séries à partager ? 

El Marginal, lundi soir à 20h55 sur Canal Plus 

4 commentaires:

  1. Je n'ai malheureusement pas Canal +, mais je compte me réabonner à OCS pour suivre Game of Thrones.

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    1. Ah, c'est une série à laquelle je n'accroche pas, pour ma part... mais mon chéri est fan.
      bises
      Aglaé

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  2. Je découvre cette série grâce à toi et j'avoue que ta présentation me donne bien envie de la découvrir. Merci pour cet article, bises :)

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