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samedi 27 mai 2017

L'hibiscus pourpre, de Chimamanda Ngozi Adichie

Au dessus du bureau de Kambili, dans la luxueuse maison où la jeune fille habite avec ses parents et son frère Jaja à Enugu, au Nigéria, il y a un emploi du temps. Toute son existence est soigneusement minutée : lever à telle heure, vingt minutes de prière à telle heure, ensuite la messe, deux heures de travail de telle à telle heure, encore vingt minutes de prière. Dans la maison de Kambili, l'ordre règne en maître, et le respect de Dieu est la base de toute chose. Le père de Kambili, Eugene, est en effet aussi dur avec sa famille qu'il est critique envers le nouveau pouvoir autoproclamé qui a pris le pouvoir au Nigéria. La générosité d'Eugene fait vivre plus d'une centaine de personnes dans la famille élargie, mais il refuse d'adresser la parole à son propre père pour des raisons religieuses. Eugene est un homme capable de soutenir courageusement le seul organe de presse libre du pays, en dépit des menaces qu'il reçoit, mais également de battre sa propre épouse jusqu'à lui faire perdre l'enfant qu'elle porte et qu'ils désirent tous les deux ou de torturer sa fille car elle n'a été classée que seconde à l'école ce trimestre. Eugene est un fondamentaliste catholique


Source de l'image : iStock

De cette vie étouffante, Kambili et Jaja ont appris à s’accommoder, car ils n'ont rien connu d'autre... Mais lorsque la situation politique se dégrade au point qu'Eugene décide d'envoyer les deux jeunes gens vivre chez sa sœur, un monde nouveau s'ouvre à eux. Celle-ci est aussi pauvre, ouverte et vivante qu'Eugene est riche, obtus et intransigeant. Dans le jardin riquiqui de leur tante, où poussent en pagaille de magnifiques hibiscus pourpres, Kambili et son frère vont goûter à leurs premières heures de bonheur et de liberté....

L'hibiscus pourpre est un roman initiatique, mais c'est aussi un premier roman, dédié à son père, un universitaire professeur de statistiques, qu'on espère bien différent d'Eugene. On tendrait presque à l'oublier tant la maîtrise de Chimamanda Ngozi Adichie est impressionnante. On est happé par cette histoire, dès les premières lignes, dès les premières visions de cet univers clos que Kambili décrit de l'intérieur avec une justesse bouleversante. Dans ce roman construit comme une tragédie, annoncée en filigrane au début du livre, on se prend à guetter l'issue finale, qu'on imagine terrible. Je ne vous en dirai pas plus, sinon que je n'ai plus qu'une envie, dévorer les autres livres de cette jeune (39 ans) auteure. Prochain sur ma liste : Americanah. 

Et vous, connaissiez-vous cette romancière ? Vous aimez ? 
En attendant de vous lire, je vous souhaite un excellent week-end ! 

10 commentaires:

  1. Hello! Je ne connaissais pas ce roman, mais ça a l'air vraiment intéressant! :) Bon week-end!

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  2. Je ne connais pas du tout cette romancière, mais j'avoue que le résumé et ton avis donnent envie d'en découvrir plus ! Merci pour ce joli partage ! :)

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    1. Je t'en prie, c'est un énorme coup de cœur !
      Bises
      Aglaé

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  3. Réponses
    1. Je t'en prie, passe un bon dimanche !
      Bises

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  4. Haaa mais je les ai tous lus!
    J'ai adoré L'autre moitié du soleil sur la guerre du Biafra (guerre malheureusement méconnue en Europe), Americanah j'ai été un peu moins fan, mais dans l'ensemble c'est top.
    Je te conseille Elif Shafak aussi dans un autre registre!

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    1. Merci pour le conseil ! Je te dirai pour Americanah.
      Bises
      Aglaé

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  5. Ce livre a l'air passionnant, je ne connais pas cet auteur. Bises

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    1. C'était une découverte superbe, tu peux y aller les yeux fermés. Bises à toi aussi !
      Aglaé

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