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lundi 9 janvier 2017

Une visite à Compiègne

Lundi dernier, c'était mon anniversaire et heureusement, il n'y avait pas cours. Je ne crains pas le travail mais je déteste devoir travailler le jour de mon anniversaire. Heureusement, cela ne m'est arrivé qu'une fois ou deux. 

Ce lundi était donc libre et nous en avons profité, bravant les retours de vacances et le brouillard épais à couper au couteau qui s'est abattu sur nous dans la nuit, pour aller visiter le château de Compiègne où se tient jusqu'au 15 janvier une très jolie exposition consacrée au portraitiste Winterhalter. C'était un peu la suite logique de l'exposition Second Empire que nous avions visitée avant Noël.

La façade du château


Compiègne, l'un des symboles de l'Empire

Le château de Compiègne est très ancien, mais il a fait l'objet d'une reconstruction totale par l'architecte Gabriel sous Louis XV. Le Bien-Aimé adorait Compiègne, que son successeur Louis XVI en revanche ne goûta guère ; il fallut attendre l'Empire pour que le château et son domaine, profondément remaniés à l'intérieur, ne deviennent une demeure impériale et royale incontournable.  Louis-Philippe y maria sa fille Louise au séduisant roi des Belges. Le château reste à ce titre, tout comme La Malmaison le fut pour Napoléon Ier, un symbole du Second Empire. Sous Napoléon III en effet, Compiègne devint le théâtre des "séries" : ces séjours que l'Empereur organisait en automne en y conviant quantité de célébrités et d'officiels, par séries d'une centaine de personnes. Lors des séries, l'ambiance était plus libre et le protocole se relâchait un peu. Les journées étaient rythmées par les chasses à courre ou à tire, les promenades en forêt, le théâtre ou encore les tableaux vivants. 

Le plan de Compiègne, dû à Gabriel



Le temps n'étant pas très bon, nous n'avons pas visité les jardins, seulement les Grands Appartements et l'exposition, dans laquelle, une fois encore, il n'était pas possible de photographier. En revanche, ce n'était pas le cas des Grands Appartements. 

J'ai particulièrement aimé la salle de bal, construite pour l'arrivée de Marie-Louise d'Autriche


Le salon de musique dans les tons de vert


Un service à déjeuner datant du Premier Empire. Une partie a disparu, du jeu de tasses ne reste qu'une seule et unique soucoupe !



La salle à manger impériale, avec sa table dressée comme elle l'était lors des "séries". Elégante et riche mais pas spécialement fastueuse : le couple impérial aspirait lors de ces pauses automnales à plus de simplicité.




Le salon des dames d'honneur, avec ses tabourets en X



La chambre de l'impératrice, particulièrement impressionnante avec ses anges dorés !



A côté, la chambre de l'empereur semble plus modeste !



Le fameux tableau de Winterhalter représentant l'impératrice et ses dames d'honneur nous attendait à la fin des Grands Appartements. Il était flanqué d'un autre portrait fameux de la comtesse Rimskaïa-Korsakova, épouse du célèbre compositeur russe, ainsi que d'un remarquable Inconnue à la mantille également dû au pinceau de Winterhalter. C'était un régal de pouvoir observer de près ces tableaux.




Exposition "Winterhalter, portraits de cour, entre faste et élégance" 

L'exposition était aussi très agréable, bien qu'assez courte. Elle met bien en valeur le talent de Winterhalter, son pinceau délicat et lumineux qui savait si bien faire ressortir la beauté de ses modèles. Y compris lorsque, comme pour la jeune reine Victoria par exemple, leur physique était un peu quelconque ! Winterhalter avait alors la délicatesse d'embellir discrètement la réalité par des poses flatteuses et un soupçon de correction dans l'allure et les traits. On suit l'évolution de la carrière de ce peintre allemand (1805/1873), lancé par la grande-duchesse de Bade et qui devint ensuite la coqueluche des personnalités de l'époque. Toutes les têtes couronnées, toutes les nobles dames et les personnalités en vue sous l'Empire se disputèrent la place dans son atelier. L'impératrice Eugénie, à qui l'on demanda un jour pourquoi elle ne jurait que par lui, répondit "oh, il me connaît si bien qu'avec lui je n'ai pas besoin de poser". A l'heure où la photographie commence à apparaître, le peintre eut la sagesse de s'adapter, épurant progressivement les décors sur ses tableaux pour mieux se consacrer aux traits du modèle.

Et vous, avez-vous fait de jolies sorties récemment ? Quels lieux de visite recommandez-vous ? 

En espérant que cette petite balade au XIXe siècle  vous a plu, je vous souhaite une excellente journée ! 

10 commentaires:

  1. Ma sœur vit à Compiègne et je me suis déjà promenée dans les jardins mais je n'ai jamais visité le château, il faudrait que j'y remédie ;)

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    1. Franchement, il vaut le coup ! Merci pour ton com !

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  2. Je ne connais pas du tout cette ville mais j'irais bien y faire un petit tour :)

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    1. Merci pour ton com ! Outre le château, la ville elle-même est très chouette ! On s'est baladés en sortant du château, le centre-ville était tout mignon.

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  3. Moi non plus je ne connais pas mais la visite est très chouette.

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  4. Je ne suis jamais allée à Compiègne, mais ma mère y va souvent et elle m'affirme que c'est joli. En voyant tes photos, je ne peux être que d'accord :)

    Alex d'alexfromtheworld.com

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    1. Oh merci, c'est très gentil ! En été avec les jardins en fleur, ça doit l'être encore plus !

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  5. trop fatiguée et malade, ces derniers temps, pour les sorties, mais je vais rattraper ça ^^

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    1. Bon rétablissement ! et oui, les sorties, c'est trop bien !

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