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samedi 28 janvier 2017

Les miscellanées du samedi #7

Bonjour ! Comment allez-vous ? J'espère que vous passez un bon début de week-end !
Cette semaine, j'ai aimé :


Sortir me promener avec Kitsune


Vous reprendrez bien un peu de Queue enroulée ? Ledit shiba est sage et affectueux, mais il ne peut toujours pas s'empêcher de hurler à la grille dès qu'on le laisse dans notre grand jardin. Dont il ne profite guère, du coup... Cette semaine, ayant peu de cours, je l'ai emmené se balader presque tous les jours. Le but était de lui faire plaisir, mais ça a été aussi un moment agréable de se promener dans notre quartier, malgré le froid qui pince : découvrir de petites rues tranquilles, regarder les maisons dont certaines présentent une architecture originale (mention spéciale à celle dont l'entrée est une tourelle ronde au toit pointu). L'occasion en rentrant pour boire un bon chocolat chaud ! 



Craquer pour des escarpins super bien soldés 


Je n'ai pas fait les soldes ce mois-ci, mais j'ai tout de même craqué pour ces jolis escarpins vernis pour le travail au prix incroyable de 30 euros. Ils viennent de chez Tamaris, une marque dont j'apprécie les modèles élégants mais solides au bon rapport qualité-prix. 



Cette année, je fais comme les New-Yorkaises, je vais au travail en chaussures plates et une fois arrivée, je dégaine les chaussures à talons qui m'attendent sagement rangées dans le caisson de mon bureau. Une fois sur mes talons, je me sens plus à l'aise, plus sûre de moi. C'est fou, non ? 

Dîner éthiopien à l'Abyssinia


Connaissez-vous la cuisine éthiopienne ? C'est délicieux et finement épicé, avec des viandes servies marinées ou en ragoût, des légumes et les fameuses injera, ces galettes très particulières à la farine de teff qui sont à la fois disposées sous les aliments et servies à côté dans un petit panier. En effet, elles servent aussi de couverts, car en Ethiopie, on mange avec les doigts ! Il faut découper un morceau de galette puis attraper avec un petit peu de votre plat. Pas évident au début, il vaut mieux faire provision de serviettes et faire bien attention à ne pas se tacher, mais finalement on s'y fait bien et c'est même plutôt rigolo. 

En plat principal nous avions opté pour le beyaynetou, un plat découverte à base de diverses viandes et légumes, et en dessert, pour un baklava au miel et aux cacahuètes délicieux.  Le tout arrosé d'une bière à la banane équitable (la banane, pas la bière) qui s'avéra... surprenante !

En bref, une adresse sympathique et pas chère ! Si vous ne mangez pas de gluten, sachez que la farine de teff n'en contient pas, vous pouvez donc vous régaler avec les injera sans problème. 

Abyssinia, 5 rue Martin Garat, 75020 Paris, métro ou tram Porte de Bagnolet. 30% sur la carte jusqu'au 10 février en réservant avec LaFourchette


Découvrir le chef d'oeuvre de Raymond Chandler, Le Grand Sommeil


Comme vous le savez, je suis une grande amatrice de romans policiers. Ce mois-ci j'ai voulu essayer un roman noir, et pas n'importe lequel : Le Grand Sommeil, le livre culte de Raymond Chandler, adapté au cinéma avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall dans les rôles principaux. Il est considéré comme le 2e meilleur polar de tous les temps par la Crime Writer's Association. Et en effet, il le mérite ! Même si j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'intrigue au début, effectivement assez complexe et moins "prévisible" qu'un polar classique (il n'y a pas de meurtre au début, par exemple) j'ai finalement adoré ce livre. 





Philip Marlowe est un jeune et élégant détective privé "à vingt-cinq dollars par jour, plus les frais, pour le whisky et l'essence, essentiellement", doté d'un humour grinçant et d'un regard corrosif sur la société qui l'entoure. Chandler disait de son personnage "qu'il pourrait séduire une duchesse et ne toucherait certainement pas à une vierge". Comme son créateur, Marlowe a une fâcheuse tendance à noyer son pessimisme dans des doses conséquentes de cognac et de bourbon et collectionne les renvois pour refus d'obéissance, ce qui l'a conduit à s'installer comme privé. Malgré, ou peut-être à cause de son caractère affirmé, il fait preuve d'une forme de droiture morale dans une société californienne minée par le vice, la violence et la corruption. Lorsque le vieux et richissime général Sternwood l'engage pour découvrir qui tente de le faire chanter, Marlowe, ému par ce personnage hors normes auquel il ne reste visiblement que peu de temps à vivre, devine que l'affaire qu'on lui confie est plus complexe qu'il n'y paraît... 

Le Grand Sommeil a été traduit par Boris Vian et c'est peu de dire que sa traduction est une vraie réussite. Il rend parfaitement le style direct et l'humour noir de Chandler. Jugez-en par vous-même.

"Il était à peu près onze heures du matin, on arrivait à la mi-octobre et, sous le soleil voilé, l'horizon limpide des collines semblait prêt à accueillir une averse carabinée. Je portais mon complet bleu poudre, une chemise bleu foncé, une cravate et une pochette assorties, des souliers noirs et des chaussettes de laine noire à baguettes bleu foncé. J'étais correct, propre, rasé, à jeun et je m'en souciais comme d'une guigne. J'étais, des pieds à la tête, le détective privé bien habillé. J'avais rendez-vous avec quatre millions de dollars".

"Qu'est-ce que ça peut faire où on vous met quand vous êtes mort ? Dans un puisard dégueulasse ou dans un mausolée de marbre au sommet d'une grande colline ? Vous êtes mort, vous dormez du grand sommeil... vous vous en foutez de ces choses-là... le pétrole et l'eau, c'est de l'air et du vent pour vous. .. Vous dormez, vous dormez du grand sommeil, tant pis si vous avez eu une mort tellement moche... peu importe où vous êtes tombé... Moi, je faisais partie des choses moches, maintenant."

Le roman rend à merveille cette atmosphère particulière de l'Amérique de la fin des années 30, avec ses beautés artificielles, ses fortunes rapides bâties sur le pétrole et ses gangsters prêts à tout pour garder la mainmise sur leurs affaires peu reluisantes. Un trafiquant retrouvé mort à son domicile, un jeune chauffeur repêché dans la voiture immergée de sa trop séduisante patronne, deux disparus dont on ignore si on les recherche, et pourquoi... 

Un vrai régal que je vous conseille vivement ! 
Bon week-end ! 


16 commentaires:

  1. Trop adorable ton inu... et tu m'a donné envie d'ajouter ce roman sur ma To read list !!

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    1. Merci pour mon Kitsune ! J'ai envie de lire les autres Chandler maintenant, d'autant plus que Marlowe est un personnage récurrent.

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  2. Très sympa cet article. Kistune est tellement adorable, je craque ! Ils sont très beaux tes escarpins et je retiens l'idée de laisser une paire au bureau. Bisous et bon weekend :)

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    1. Merci beaucoup pour ton gentil com et bon dimanche !

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  3. C'est toujours un plaisir de voir ton chien en photo ! Effectivement, c'est agréable de prendre l'air.

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    1. Merci pour lui ! Les photos de renard, ça te booste toujours ton trafic hé hé ;-)

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  4. C'est si rare, les bonnes traductions, tu as raison de souligner celle-ci...

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    1. Merci pour ton com' ! Je suis allée lire quelques passages en anglais et c'est fou comme Vian a réussi à faire une traduction superbe ET fidèle au style de Chandler.

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  5. Ton petit chien est tout mignon :) Les chaussures sont une belle trouvaille!

    Bon dimanche

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    1. Merci ! J'espère que tu as pu te reposer au chaud et que tu te sens mieux.

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  6. Ton chien est vraiment adorable ! Bonne semaine à venir :)

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    1. Merci Emy, bonne semaine à toi aussi !

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  7. Intéressant ce livre, je le note! J'ai vu que le premier roman sur cette liste des meilleurs romans policiers était La fille du temps de Josephine Tey, sur Richard III, je pense me le lire aussi.

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    1. Merci pour ton com. J'ai aussi envie de lire la Fille du temps, ça m'intrigue !

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  8. Il est beau ton toutou
    Depuis que j'ai vu , le film avec Richard Gere (dont je ne me rappelle plus le titre ) Jai toujours la bouille de cette race dans la mémoire .
    Il parait que ce sont des chiens adorables (dixit mon fils)
    Bisous
    Andréa

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    1. Merci pour ton com', Andréa ! Ça me fait très plaisir !
      Effectivement c'est une gentille espèce, très sensible.
      Par contre je ne vois pas de quel film tu parles, mais comme je ne suis pas très cinéma...
      Bisous et bonne soirée !

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