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jeudi 3 novembre 2016

Joli film : L'Hermine

L'Hermine, c'est le titre d'un bien joli film que j'ai regardé pendant les vacances. Je n'aime pas trop le cinéma et je suis plutôt série-addict. Mais mon mari m'a dit : "Ça devrait te plaire ; ça parle de droit, et puis il y a Fabrice Luchini et Sidse Babett Knudsen" (l'inoubliable Première Ministre de Borgen, série danoise parfaite que je vous recommande plus que chaleureusement) alors j'ai répondu banco. Et il avait raison, j'ai passé un très joli moment devant ce long métrage de Christian Vincent, sorti l'année passée. 

Le "Président à deux chiffres"

Le titre est une référence à l'hermine portée par un Président de Cour d'Assises (Luchini, parfait et au jeu plus intériorisé qu'à l'ordinaire, primé à Venise). Le président Racine, surnommé "le président à deux chiffres" car il ne condamne jamais à moins de 10 ans de réclusion criminelle. Grand bourgeois solitaire et froid, redouté par les prévenus comme par ses collaborateurs, en rupture avec son épouse, il travaille jusqu'à pas d'heure dans la chambre d'hôtel où il a trouvé refuge en attendant son divorce, même lors de cette soirée où il bûche ses dossiers avec 40 degrés de fièvre. Jusqu'au jour où sur le banc des jurés d'assises, il reconnaît cette femme médecin (Sidse Babett Knudsen, lumineuse, césarisée pour ce rôle) qu'il a follement aimée sans retour, des années plus tôt. 

Plongée au cœur d'un procès d'assises

Portrait d'un homme seul qui va peu à peu s'ouvrir au monde, l'Hermine est aussi une plongée au cœur d'un procès pénal, dont le cinéaste suit patiemment chaque étape avec une précision rare au cinéma. En l'espèce, celui de Martial, un jeune homme à la dérive accusé d'avoir tué sa fille de sept mois dont il ne supportait plus les cris. 

Face à Racine et aux jurés, c'est toute une misère humaine qui défile, filmée sans pathos, avec beaucoup de justesse et d'humanité. D'ordinaire, le Président est plutôt du genre sans pitié. Mais sous le regard de la femme qu'il aime, cet homme austère va peu à peu laisser se fissurer sa carapace... 



Bref, un joli film, touchant et très bien joué, que je vous recommande vivement !

Et vous, des découvertes au cinéma ? Avez-vous suivi Borgen ? Aimez-vous Luchini ? 


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